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Mutations sociales au XIXème

les transformations sociales du XIXème siècle

L’industrialisation du XIXème siècle a transformé l’Europe, provoquant une recomposition sociale.

1. Une nouvelle classe dirigeante

Le XIXème siècle voit un profond bouleversement dans les hiérarchies sociales. L’industrialisation amène de nouveaux rapports de forces et la hiérarchie sociale s’en trouve bousculée. La noblesse perd de son pouvoir avec la montée de la grande entreprise. Les nobles sont avant tout des propriétaires terriens et désormais la haute bourgeoisie issue du monde de l’entreprise les concurrence.

 

Le mariage va alors servir de rapprochement entre les deux groupes sociaux. C’est une manière de rapprocher deux familles avec les avantages de chacun.

Jusqu’aux années 1880, les possibilités d’ascension sociale sont fortes. Des ingénieurs, voir des ouvriers deviennent des dirigeants d’entreprises.

Exemple : les Schneider en France ou les Thyssen en Allemagne

L’industrialisation donne naissance à une grande bourgeoisie capitaliste. Cette grande bourgeoisie se positionne socialement en s’alliant aux familles de la noblesse ou e partageant leurs loisirs.

Au XIXème siècle, seule cette classe sociale accède d’ailleurs aux loisirs. Les vacances sont rares et élitistes, les clubs peu accessibles aux autres classes.

A la fin du XIXème siècle, l’entrée dans cette classe devient difficile. L’enjeu pour cette nouvelle élite est désormais de maintenir son rang et de transmettre par héritage son statut.


 

 

 

2. Les classes moyennes

C’est le niveau intermédiaire qui est forcément le plus difficile à définir.

Les historiens prennent souvent trois critères : le salaire, le diplôme et le mode de vie.

On peut tomber sur un dénominateur commun en mettant dans cette classe sociale toutes les catégories qui peuvent épargner. En effet, les classes supérieures sont à l’abri du moindre besoin, tandis que les classes prolétaires souffrent du manque d’argent. Les classes moyennes peuvent donc se définir comme celles qui ont une capacité d’épargne, même faible. Il s’agit donc d’une catégorie très hétérogène mais qui se sert de l’épargne pour progresser socialement. La mobilité sociale se fait grâce à l’école. L’épargne est alors l’outil qui permet le financement des études pour que la génération suivante gravisse un échelon.  En Allemagne les historiens mettent l’accent sur le diplôme pour définir la classe moyenne.

La fonction est essentielle parce que celle-ci confirme le « rang social », même si la différence de traitement est infime

 

famille de buralistes début XXème siècle - Paris

 

Cette classe augmente avec l’accroissement du secteur tertiaire. Les « cols blancs » se multiplient. La profession est donc devenue, au cours de la période industrielle, un des éléments essentiels de la position sociale.

La classe moyenne dispose de ses loisirs propres :

un cinéma fin XIXème siècle - Pas de Calais

 

Cette classe « amorti » la contestation sociale en représentant l’espoir pour les fils et filles d’ouvriers.


 

 

3. La classe ouvrière

Le XIXème siècle voit également l’augmentation de la classe ouvrière. Il y a cependant une diversité également au sein de cette classe sociale qui peut se définir comme étant la classe du travail manuel.

Une hiérarchie interne se met toutefois en place : par exemple au sein d’une entreprise l’ouvrier qualifié est reconnu par les autres comme ayant un « savoir », une « compétence », que les ouvriers spécialisés ne peuvent prétendre, et les manœuvres sont à leur service.

un atelier début XXème siècle

Les domestiques constituent le niveau le plus bas de cette classe, même s’ils forment une catégorie en diminution constante. Parallèlement, leur condition s’abaisse parce que es nombreux domestiques sont souvent remplacés par « la bonne à tout faire » (mal payée, logée de façon sordide, sans protection sociale, renvoyée pour un rien,…)

C’est une classe dépendante par rapport aux détenteurs du capital. Cette classe sociale se caractérise par des revenus médiocres qui ne permettent pas de vivre correctement. L’insécurité de la vie est palpable et la paupérisation est courante.

jardin ouvrier fin XIXème siècle - PARIS

Plusieurs traits distinguent radicalement l’ouvrier d’usine des autres ouvriers : il est soumis à une discipline stricte, à des horaires fixes, à un règlement.

La mécanisation a enlevé de la responsabilité à l’ouvrier.

Progressivement des lois sociales se mettent en place pour améliorer le statut de la classe ouvrière. Les états légifèrent sur la durée du travail, l’âge minimum pour travailler… tandis que les revenus s’améliorent progressivement (entre 1850 et 1930).  Des luttes sociales ont structurées cette classe : des grèves (symbole le 1er mai), la création des syndicats …

enfants dans une cristallerie belge - fin XIXème

 

jeunes mineurs du Pas de Calais

une harmonie musicale du Pas de Calais

 

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