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Urbanisation et age industriel

urbanisation et industrialisation

Pendant l’âge industriel les mutations de la société sont nombreuses, à commencer par le développement des villes.

 

A/ La ville, au cœur de l’industrialisation

 

Révolution industrielle et essor urbain sont étroitement liés en Europe et aux Etats Unis.

Les chiffres des taux d’urbanisation au début du XIXème siècle sont cependant très différents d’un pays à l’autre. Si 75% des anglais sont des urbains en 1810, on trouve le chiffre de 50% en Allemagne ou encore 40% des américains ou des français.

 

La croissance de quelques villes

Population urbaine et rurale en % de la population totale

Ce n’est qu’en 1939 que 50% de la population de ces pays, au moins, sont des citadins.

La hiérarchie urbaine se modifie. Des villes champignons naissent dans les bassins houillers et sidérurgiques des pays noirs de Grande Bretagne, de la Ruhr ou des Appalaches.

La vigueur des échanges favorise les villes portuaires comme Hambourg, Liverpool ou bien sur New York.

Les capitales cumulent les fonctions économiques et politiques. Londres est la première ville au monde en 1900. Elle est doublée par New York en 1900.

 Causes de l’augmentation des villes :

-          La transition démographique provoque une augmentation des populations

-          L’exode rural important alimente les villes

-          Les migrations internationales complètent les arrivées de population. Les immigrés s’installent d’abord en ville. C’est par exemple entre 1845 et 1930 qu’on a eu des vagues de départ de l’Europe vers les Etats Unis. (voir article sur histoire de l'immigration en France ou encore l'article sur les photographies de Jacob A. Riis)

 

Le voisinage d'un puissant bassin houiller a développé à Lyon les industries nouvelles. La cité vivait jusque là uniquement par la soierie et la banque ; elle est devenue une gigantesque usine où toutes les productions se rencontrent. Depuis quarante ans, un flot continu de Savoyards, de Dauphinois, d'Auvergnats, de Suisses et d'Italiens se porte sur Lyon. Et l'accroissement se poursuit d'une façon régulière. Chaque jour des industries nouvelles se créent, recrutant sans peine des milliers de bras venus de tous les points de l'immense région que parcourent le Rhône, la Saône et la Loire. L'invention du fil aérien et la possibilité d'amener des Alpes la force emmagasinée par la houille blanche ont donné un élan inouï à la création de lignes de tramways. Les communes de la périphérie se sont accrues. Villeurbanne, qui n'avait que 5 000 habitants avant la guerre de 1870, atteint peut-être 50 000 aujourd'hui. Lyon est une énorme agglomération de près de 600 000 âmes.

 

D'après V-E. Ardouin-Dumazet, Voyage en France, 1896 

 

B/ naissance de la ville moderne

 

Dans un premier temps l’urbanisation s’effectue sans contrôle. C’est la naissance des banlieues industrielles et ouvrières. La ville absorbe les communes périphériques. La dissociation entre le lieu de travail et le lieu de résidence devient fréquente.

Puis la ville est repensée, agrandie, aménagée. Dès le 19ème siècle, de larges artères aèrent les quartiers centraux. L’effort se porte vers un développement planifié (plan quadrillé aux USA ou au Canada)

La ville est assainie par l’adduction d’eau, d’égouts. Elle est éclairée, par le gaz ou l’électricité. Elle est enfin aménagée pour la circulation. (voir l'article sur le photographe Marville)

 

Travaux du Métropolitain, station Rue de Rome, mars 1902

Les classes bourgeoise (grands propriétaires, professions libérales, industriels : Schneider) vivent dans les immeubles modernes ou des hôtels particuliers, avec le confort moderne (grandes pièces, électricité, chauffage…) EXEMPLE : travaux d’Haussmann à Paris (années 1860) : les grandes avenues sont aménagées : rue de Rivoli…

Ces catégories favorisées consomment dans les grands magasins : la Samaritaine à Paris, Harrods à Londres.

Les classes moyennes (les fonctionnaires les employés de bureau, les vendeurs des grands magasins..) qui souhaitent une ascension sociale essaye de mimer les comportements de la bourgeoisie et vivent dans les espaces proches du centre-ville.

Les ouvriers eux se concentrent autour des grandes villes, en périphérie, dans des logements exigus sans grand confort. Une seule pièce qui sert à la fois de lieu de vie et de lieu de repos.

Ces populations ne bénéficient pas tout de suite du modernisme (électricité, eau courante). Il y a toutefois des exceptions avec par exemple la création d’habitat Bon marché en 1891 en France. Les périodes de crise sont très difficile pour ces quartiers.

Ex : Hooverville aux EU avec la crise de 1929

 

Une banlieue parisienne à la fin des années 1860

On a parfois une application urbaine du paternalisme pour mieux répondre aux exigences des industriels Le patron fait construire les logements pour ses ouvriers, une école pour les enfants des ouvriers, un hôpital…Ex : Schneider au Creusot fin XIXème (gain de temps+ surveillance du patronat)ou les corons dans le nord de la France. Ex : Billy Montigny (Pas de Calais). Début XXème s.

Cas particulier des familistères. ex : Godin à Guise

C’est une population qui entretient des solidarités :

Ex : Une culture populaire spécifiquement urbaine nait autour des cabarets, des guinguettes, des parcs d’attraction aux Etats-Unis.

Voir les cartes postales de Paris 

Voir également l'article sur le peuple de Paris 

 

C/ les campagnes changent lentement

 

On assiste d’abord à une modernisation dans l’agriculture :

En liaison avec l’industrialisation, les techniques agricoles changent au cour du 20ème siècle. On intègre progressivement des engrais chimiques, on sélectionne les races, et bien entendu la mécanisation progresse.(voir l'article sur les cartes postales de Bretagne)

 

Couverture d'un catalogue de la Societe Francaise en 1907

L’autosubsistance traditionnelle cède le pas à une agriculture commerciale. La révolution des transports accélère cette transition, en facilitant la spécialisation régionale.

La diffusion des influences urbaines modifie sensiblement le comportement des ruraux :

-          Arrivée du chemin de fer

-          Ecole obligatoire

-          Service militaire

L’exode rural  est souvent plus une nécessité qu’un choix et créé un sentiment hostile au changement. La fin des terroirs alarme les esprits conservateurs.

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